Le Duel

Un samouraï défend l’honneur de sa famille par le duel, mais le duel à mort est exceptionnel et généralement interdit.


Selon l’étiquette, un duel se fait au premier sang devant témoins et nécessite l’autorisation des daimyos des samouraïs ainsi qu’une justification. Il est cependant possible de se passer de l’accord des daimyos si le duel est non mortel (avec des bokken ou en retenant ses coups) ou si l’un des samouraï est un ronin. Il est aussi possible de transformer le duel en une épreuve sportive, comme le tir à l’arc, une course à cheval, ou parfois même par un concours d’énigmes, de poésie ou d’autres épreuves intellectuelles si les samouraï sont des lettrés. Il faut alors l’accord mutuel des samouraïs impliqués. Dans tous les duels, c’est le samouraï défié en duel qui reçoit le privilège du choix de l’usage des techniques d’écoles ou de l’utilisation d’un champion. En effet, les samouraïs qui ne portent pas le Daïsho (katana + wakizashi) peuvent se choisir un champion. Par contre, ils subiront le même sort que leur champion (ex. : un champion perd un duel à mort, il est attendu que le samouraï défié originellement se fasse seppuku).


La méthode la plus sûre de ne pas mourir dans un duel reste d’éviter le duel. Il n’existe qu’un seul échappatoire pour ne pas perdre la face lors d’un duel engagé : juger son adversaire puis déclarer l’issue du duel sans avoir frappé. Si vous pensez que votre adversaire est plus fort que vous, vous pourrez vous incliner sans honte et sans dégainer. Dans le cas contraire, c’est votre adversaire qui risque d’abandonner, et s’il ne le fait pas, vous aurez quand même toutes vos chances.